Histoire du GAP47

2018 : Le GAP47 existe depuis 35 ans…

Eté 1982 : un astronome amateur normand, Dominique Bouste, en vacances en Lot-et-Garonne, a l’idée d’organiser une soirée publique d’observation. Près d’une centaine de personnes se laisse tenter et, à la fin de la soirée, une poignée de convaincus décide de se retrouver pour pousser l’expérience plus loin. Le groupe fumélois, fort de trente membres, est né.

Les débuts
Les premières réunions ont lieu dans un local prêté par la mairie de Montayral, autour d’un télescope de 115 mm. Rapidement le groupe est sollicité par des écoles de la région pour des soirées d’initiation à l’astronomie. Mettant à profit la multiplicité des compétences, le club se lance dans la fabrication de miroirs et la construction de télescopes. Texereau et Bourges sont abondamment sollicités, plusieurs des membres fabriquant leur propre télescope (cinq télescopes de 200 mm à 250 mm). En 1988, le club inaugure un télescope de 310 mm) qu’il faudra rapidement installer à poste fixe. Toujours soutenus par la municipalité de Montayral le premier local est bâti sur les hauteurs au sud du village, à Lagrolère. Un financement est accordé pour l’achat de matériaux et la quinzaine de membres retrousse ses manches pour la construction d’une salle de réunion et de travail, surmontée d’une coupole de 3,50 m. Encore une fois la grande variété des corps de métier représentés dans le club fait merveille. Fin de la période de naissance.


Le développement continue…
Après plusieurs années à savourer les plaisirs de l’observation et de l’astrophotographie autour du T310, le club décide de passer à un niveau supérieur. Début de la période de croissance. Sous la présidence de Pierre Bignone, un télescope de 510 mm de diamètre est mis en chantier. Premier défi, le financement, car le club a une trésorerie modeste. Une campagne de vente de pins permet de réunir la somme nécessaire. Second défi, la technique. On ne polit pas un disque de verre de 25 kg comme les disques plus petits. Pierre Mourgès, le technicien métallurgiste du club fabrique la mécanique d’une machine à polir de sa conception. De plus, comme il est nécessaire de loger le nouveau tube sous la petite coupole, il faut réaliser un miroir fortement parabolisé. Christian Zaïna, qui s’est fait la main sur quelques 20 miroirs de 200 mm à 400 mm, conduira les travaux des petites-mains avec succès. Il aura quand même fallu plus de 500 heures d’un travail acharné, ponctué d’incidents, de retours en arrière. En 1994, le miroir est installé, avec son tube, à la place du T310.

Le nombre de visiteurs devenant de plus en plus important, ainsi que le nombre de classes accueillies, grâce, en particulier, à la proximité du centre d’accueil de Lagrolère, le club dépose une demande de subvention pour construire une extension avec salle de réunion et labo-photo. Retour aux pelles et truelles pendant une saison.


Pendant plusieurs années les projets se sont ainsi enchaînés, toujours soutenus par les autorités locales, en particulier le Conseiller Général local, Jacques Faux.

  Construction d’une coupole plus adaptée au T510 et à l’accueil des visiteurs autour de lui, réinstallation du T310 dans sa peite coupole, puis construction d’une salle de 15 places pour abriter le planétarium dont un club disparu du Lot nous fait profiter à prix d’ami, acquisition d’une caméra CCD, informatisation croissante pour la gestion, le traitement des images et la motorisation, acquisition d’un coronographe, d’une webcam. Autant de travaux, de plans, de dossiers, de séances d’initiation. Daniel Palazy, le secrétaire, aura connu une période d’hyper-activité. La pratique pure et simple de l’astronomie en a probablement un peu souffert pendant quelques temps mais le club est maintenant doté d’instruments irremplaçables qui lui permettent d’assurer un accueil du public optimum, et depuis quelques années des stages de formation d’animateurs de centres aérés et colonies de vacances, d’enseignants également, suite à la signature de conventions avec les autorités concernées (Ministère de l’Éducation Nationale, Département de la Jeunesse et des Sports).

     

Mais aussi…
Mais le club a aussi connu des moments difficiles. En 1999, un cambriolage ruine des années de travail. Le moral est au plus bas pendant quelque mois. En 2001-2004 une série de déconvenues avec nos miroirs empêchent un fonctionnement normal du club. Repolissage du 510, problèmes graves et multiples lors de la ré-aluminisation du 310. Le moral du club est mis à rude épreuve et la tension est parfois difficile à gérer.

Avec l’année 2005 un nouveau défi est à affronter, la mise en œuvre et l’exploitation sereine et efficace de tout le matériel et des savoir-faire accumulés tout au long de ces années de travail acharné. L’arrivée de quelques jeunes est peut-être un signe favorable.

Les années suivantes verront de grands progrès comme la construction en 2012 de la grande salle modulable permettant d’accueillir 50 personnes assises pour y faire des projections de films et diaporamas, des conférences, pour présenter et expliquer nos maquettes (système solaire, galaxies, constellations, etc.).

            

En 2014 nous mettons en œuvre la motorisation de la collimation de notre télescope de 510 mm qui permet à une seule personne de collimater le télescope tout en étant à l’oculaire (au lieu de 2 ou 3 précédemment) !

Avril 2015 voit la pose d’une coupole extérieure de protection sur le dôme de notre planétarium pour une meilleure isolation. Cette coupole de 12 éléments a été réalisée et assemblée par les membres du GAP47.

En 2016 nous installons une climatisation réversible dans le planétarium. Cette même année 2016 verra aussi la « première lumière » de notre nouveau télescope, un Dobson doté d’un miroir de 400 mm, entièrement fabriqué par certains de nos membres.

Pour plus de précisions sur la fabrication de ce télescope, reportez-vous à la rubrique « Construction du Dobson T400 » du menu « Technique ».

L’année 2016 avait été une année-record avec une fréquentation totale de 2.724 personnes.

L’année 2017 a aussi été une excellente année, avec une fréquentation importante quoique très légèrement plus faible qu’en 2016.  Sur le plan des réalisations, l’année 2017 a vu la construction de notre nouveau site web (où vous vous trouvez) ainsi que le « retaillage » du miroir de notre télescope de 510 mm.

L’année 2018 a, de nouveau, battu des records : 2.913 visiteurs avec notamment 1.378 visiteurs sur les seuls mois de juillet et août 2018.

2 septembre 2018 – une belle soirée pour faire de la photo…

Notre Mont Rushmore
Président à la fondation : Raymond Lajoignie
Président de 1984 à 1992 : Hubert Lepic
Président de 1993 à 2004 : Pierre Bignone
Président depuis 2005 : Pierre Valat