3 – Mercure

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Mercure est la première planète du système solaire en partant du Soleil.

 

 

1) Informations complémentaires :

Mercure est la planète la plus proche du Soleil. C’est aussi la plus petite en taille et la moins massive du système solaire. Son éloignement au Soleil est compris entre 0,3075 et 0,4667 UA, ce qui correspond à une excentricité orbitale de 0,2056 (plus de douze fois supérieure à celle de la Terre) et de loin la plus élevée pour une planète du système solaire. Elle est visible à l’œil nu depuis la Terre avec un diamètre apparent de 4,5 à 13 secondes d’arc, et une magnitude apparente de 5,7 à -2,3. Comme elle est très proche du Soleil dans la réalité elle est aussi très proche de lui dans notre ciel. Donc son observation est rendue difficile par son élongation toujours inférieure à 28,3° qui la noie le plus souvent dans l’éclat du Soleil.

Mercure a la particularité d’être en résonance 3:2 sur son orbite, sa période de révolution (87,969 jours) valant exactement 1,5 fois sa période de rotation sur elle-même (58,646 jours). L’inclinaison de l’axe de rotation de Mercure sur son plan orbital est la plus faible du système solaire, à peine 2 minutes d’arc. Son périhélie connaît une précession autour du Soleil plus rapide que celle prédite par la mécanique newtonienne, une avance de 42,98 secondes d’arc par siècle. On avait essayé, au XIX° siècle d’expliquer ces aberrations par la présence d’une éventuelle planète située entre le Soleil et Mercure (on l’avait même nommée « Vulcain »). On n’a pu complètement expliquer ces mesures que dans le cadre de la relativité générale d’Einstein (publiée en 1915).

 

L’orbite de Mercure tourne très lentement autour du Soleil (ici, l’excentricité est exagérée)

Mercure est une planète tellurique, comme le sont également Vénus, la Terre et Mars. Elle est près de trois fois plus petite et presque vingt fois moins massive que la Terre mais presque aussi dense qu’elle, avec une gravité de surface pratiquement égale à celle de Mars, qui est pourtant près de deux fois plus massive. Sa densité remarquable, dépassée seulement par celle de la Terre, qui lui serait d’ailleurs inférieure sans l’effet de la compression gravitationnelle, est due à l’importance de son noyau métallique, qui occuperait plus de 40 % de son volume, contre seulement 17 % pour la Terre.

Comme Vénus, Mercure est quasiment sphérique (son aplatissement pouvant être considéré comme nul) en raison de sa rotation très lente. Dépourvue de véritable atmosphère, sa surface est très fortement cratérisée et globalement assez similaire à la face cachée de la Lune. Seules deux sondes spatiales ont étudié Mercure. « Mariner 10 », qui a survolé à trois reprises la planète en 1974/1975, qui a cartographié 45 % de sa surface et découvert son champ magnétique. La sonde « Messenger », après trois survols en 2008/2009, s’est mise en orbite autour de Mercure en mars 2011 et a entamé une étude détaillée notamment de sa topographie, son histoire géologique, son champ magnétique et son exosphère. Messenger a aussi cartographié plus de 95 % de la surface de Mercure.

La quasi-absence d’atmosphère combinée à la proximité du Soleil engendre des températures en surface allant de 90 K (-183 °C) au fond des cratères polaires (là où les rayons du Soleil ne parviennent jamais) jusqu’à 700 K (427 °C) au point subsolaire au périhélie.

La planète Mercure doit son nom au dieu Mercure du commerce et des voyages, également messager des autres dieux dans la mythologie romaine. La planète a été nommée ainsi par les Romains à cause de la vitesse à laquelle elle se déplaçait. Mercure laissa également son nom au troisième jour de la semaine, mercredi (« Mercurii dies »).

Mercure n’a pas de satellite, une atmosphère quasi-inexistante et un magnétisme très faible. Elle a eu une activité volcanique, éteinte depuis très longtemps.

Quand on arrive à voir Mercure dans un télescope (c’est difficile car le Soleil n’est jamais loin) on la voit avec des « phases », comparables au phases de Vénus ou de la Lune.

 

Vous pouvez aussi consulter notre document pdf :
Mercure (50 pages)

 

 

2) Localisation :

Maquette parcours : Vous êtes à 20,68 mètres de notre Soleil de 50 cm de diamètre. La planète Mercure a un diamètre de 1,74 mm.

Réalité cosmique : Vous êtes à 57,91 millions de km (0,387 UA) du Soleil de 1.392.684 km de diamètre. La planète Mercure a un diamètre de 4.878 km.

Allez vers la deuxième planète…

 

 

3) Illustrations :

↑ Mercure, photographiée par la sonde américaine « Messenger » ↓

↑   Quelle impression aurions-nous si l’on survolait la planète Mercure ? Les images et les données collectées par la sonde « Messenger » qui a été en orbite autour de cette planète de 2011 à 2015 ont été combinées pour figurer ce survol virtuel qui met en valeur une grande partie de Mercure. La planète la plus proche de notre Soleil apparaît assez similaire à notre Lune, avec une surface grise parsemée de nombreux cratères. On peut même y voir des ombres près des pôles qui abritent de la glace d’eau. La rotation de Mercure est si lente qu’elle ne fait que trois tours sur elle-même pendant qu’elle fait deux fois le tour du Soleil. L’Europe et le Japon devraient lancer la sonde BepiColombo en 2018 pour encore mieux cartographier la surface de cette petite planète et analyser son champ magnétique. © NASA APOD 11 décembre 2017

 

↑   Il n’y a que six ans que la surface entière de Mercure a finalement été cartographiée. Des observations détaillées de la surprenante croûte de la planète la plus proche du Soleil, quand la sonde Messenger a commencé à tourner autour de Mercure en 2008 et a continué jusqu’à son écrasement programmé en 2015. Auparavant, la majeure partie de la surface de la planète était inconnue dans la mesure où elle est trop loin de la Terre pour être observée correctement par des télescopes terrestres.  Les survols de Mariner 10 dans les années 1970 n’ont montré que la moitié de la surface de Mercure. La vidéo ci-dessus est une compilation de milliers d’images de la planète montrant des couleurs exagérées pour mieux voir le contraste entre les différentes caractéristiques de la surface. Visible comme un monde en rotation, on voit des raies émanant d’un impact au Nord, qui s’étendent sur une bonne partie de la planète, tandis que, vers le milieu de la vidéo, la lumière colorée du « Bassin Carolis » tourne; c’est un impact boréal rempli de lave. Des récentes analyses des données de Messenger montrent que Mercure dispose d’un cœur solide et dense. © NASA APOD 28 avril 2019

 

4) Donnés chiffrées concernant Mercure :