
Le télescope de 500 mm de diamètre (de type Newton) est l’avant-dernier instrument conçu par le club et le plus grand. Plus de 2 années furent nécessaires pour sa réalisation. Il est ouvert à 3,9 ce qui en fait un instrument particulièrement lumineux.
Il est abrité par une coupole de 5 m de diamètre construite par la société INACO. La monture est de type anglaise, réalisée par P. Mourgès le mécanicien de l’observatoire. L’axe principal (d’ascension droite) est un pont de camion monté sur deux gros roulements à billes, ce qui procure à l’ensemble une grande rigidité et une extrême douceur lors de ses déplacements.
Initialement entraînée par un système à secteur lisse, la monture est maintenant entièrement automatisée et équipée d’une nouvelle motorisation (moteurs pas à pas) avec, sur les deux axes, deux roues dentées de 360 mm de diamètre et 360 dents et deux vis sans fin. Elle est pilotée par le logiciel Prism via l’interface électronique MCMT32, avec suivi et GoTo.
Le T500 a également été équipé ensuite d’une « collimation motorisée » qui permet à un seul opérateur d’effectuer un réglage optique optimal du télescope tout en restant l’œil à l’oculaire et en corrigeant la position du miroir primaire (situé 2 mètres plus bas) grâce à une télécommande spéciale reliée à des moteurs électriques commandant l’orientation sur deux vis du barillet qui supportent le miroir.
Notre T500 s’est ensuite vu adjoindre une lunette astronomique montée en parallèle sur le tube du télescope. Cette lunette peut avoir deux utilisations. La première est de pouvoir également faire des photos via un APN ou une caméra CCD. La seconde est la possibilité d’utiliser cette lunette pour l’autoguidage (via un ordinateur et son logiciel ad-hoc), ce qui assure un meilleur suivi que les moteurs classiques du télescope.
En 2025, ayant la possibilité d’accéder à des techniques modernes de conception et de fabrication, le GAP47 a décidé d’engager un projet d’amélioration de ce tube de télescope tout en conservant sa monture initiale à la qualité irréprochable. Les objectifs étaient de limiter la turbulence instrumentale, d’améliorer la rigidité de l’ensemble et d’optimiser le barillet afin de limiter les flexions du miroir. Le choix s’est porté sur un concept de type « Serrurier » ayant largement fait ses preuves. Différents moyens ont été mis en œuvre afin de garantir la qualité ciblée : modélisation 3D (logiciel SolidWorks), découpe laser de pièces métalliques (acier, aluminium, Inox), impression 3D (filaments techniques), utilisation de pièces carbone, usinages machines outil (classique, commande numérique, CNC), moulages de carbone forgé. Le barillet, particulièrement innovant, a été équipé d’une motorisation de la collimation (trois moteurs pas-à-pas pilotés par une raquette). Afin de protéger les optiques lors des séances publiques, une jupe en Lycra été conçue et confectionnée sur mesure. Elle peut ensuite être facilement retirée pour une utilisation entre membres.
Enfin, de nouveaux moteurs AD et DEC plus puissants ont été installés sur les axes de la monture en remplacement des précédents dont le couple était parfois limité.
Le « nouveau » télescope T500 version 2026
Vue à l’intérieur du télescope. Au fond le miroir primaire de 500 mm et, tout en haut, le miroir secondaire du télescope. Ces deux miroirs sont les deux seules pièces qui faisaient partie de la première version du télescope. Toutes les autres pièces ont été dessinées, usinées et montées entre septembre 2025 et juin 2026.


